110e  CONGRÈS DE PSYCHIATRIE ET DE NEUROLOGIE DE LANGUE FRANÇAISE    -     12 - 13 - 14 - 15   JUIN 2012    -     MONTPELLIER     -      110e  CONGRÈS DE PSYCHIATRIE ET DE NEUROLOGIE DE LANGUE FRANÇAISE    -     12 - 13 - 14 - 15   JUIN 2012    -     MONTPELLIER     -     
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LE MOT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL




Est-il désuet ou est-il moderne de défendre une vieille dame ? Cette question nous est souvent posée par
des psychiatres et des neurologues de langue française.

Ce n’est probablement pas là que se situe l’essentiel du problème. A ce jour, une fois passée la vague de
l’américanisation toute puissante qui a montré ses limites tout en apportant de nombreux points positifs,
il semble nécessaireque la psychiatrie reprenne une partie de ses attaches culturelles.

La mondialisation tend à uniformiser les stratégies et les points de vue, et nous constatons bien dans notre
exercice, que si cela amène à des échanges fructueux, cela ampute toute une partie de notre réalité clinique.

C’est cette partie, qui n’est pas qu’une liste de symptômes ou un inventaire de troubles, qui mérite toujours
d’être interrogée. Il est assez concevable que la description de la dangerosité dans le délire persécutoire soit
assez universelle. Par contre, il est largement acquis que la culture, le lieu géographique, l’organisation politique
dans laquelle elle s’exprime ne pose pas les mêmes problèmes. L’actualité nous le rappelle au quotidien.

Qui mieux que la vénérable et déjà ancestrale association pour le Congrès de Psychiatrie et de Neurologie
de Langue Française pouvait à ce jour revendiquer un réveil des consciences dans ce domaine. Au côté d’une
psychiatrie de l’inféodation systématique à des symptômes, à une biologie ou à une génétique qui s’assoient
de mieux en mieux, reste une psychiatrie qui réagit à l’environnement et doit générer des confrontations entre
ces divers acteurs pour en décortiquer les diverses intrications.

Dans cette optique, le Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de Langue Française a décidé de poursuivre sa route,
non sans se moderniser, mais en donnant à chacun la possibilité de débattre, écouter, écrire… dans la langue
qu’il maîtrise le mieux : le français. Notre vocation sera d’aborder, sous des formes qui devront relancer l’intérêt
de tous, la psychiatrie en balayant le champ qui va de l’université au terrain, en crochetant du côté de la recherche,
du droit et des sciences humaines capables de l’enrichir. Le pari doit être tenu, nous vous invitons à vous y joindre.