LES RAPPORTS ET PUBLICATIONS
La conscience dans tous ses états : approches anthropologiques et psychiatriques : cultures et thérapies. Sébastien Baud, Nancy Midol
À la croisée des approches anthropologiques et psychiatriques sur les manifestations multiples de la conscience,
plusieurs
questions surgissent autour du normal et du pathologique, de la maladie et de la guérison, du réel et de l'imaginaire.
Si les états modifiés de conscience entrent dans la
nosographie occidentale des maladies mentales, ils sont aussi vecteurs de guérison quand ils sont
manipulés par le chaman, le médium ou l'hypnothérapeute. Cette polysémie est étrange en ce que
ces états sont à la fois l'apanage du fou et, paradoxalement, aussi du guérisseur. Les contributions
réunies dans cet ouvrage traitent sous différentes approches scientifiques des dimensions
conceptuelles, pathologiques, thérapeutiques et spirituelles de pratiques qui se focalisent sur la
conscience dans ses différents états. Entre pathologie et élection divine,
des éléments empiriques,
cliniques et théoriques éclairent « l'écologie » de ces situations saturées de symbolisme, aux
dimensions émotives de mieux en mieux repérées par les travaux contemporains. Ce livre est
l'occasion de montrer comment le processus dynamique de la connaissance relève d'un incessant
échange entre l'environnement et l'imagination, suggérant une « co-émergence » simultanée entre
le monde et la conscience du monde.
Il prend acte de la globalisation mondiale, qui permet que des
cultures se dévoilent les unes aux autres, alors que de nouvelles approches scientifiques confrontent
et évaluent les données des nouveaux terrains d'observation.
L'ouvrage s'adresse aux psychiatres et
neurologues, mais aussi tous ceux qui questionnent les phénomènes de conscience, dans leurs aspects
biologiques, psychologiques, sociaux et spirituels. Il intéressera les anthropologues comme les
professionnels des arts et des cultures par sa démarche à la fois pluridisciplinaire et novatrice.
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> http://www.elsevier-masson.fr/livres-la-conscience-dans-tous-ses-etats-p-5827.html
Psychiatrie, VIH et hépatite C : quels enjeux de santé publique ? quels enjeux pour la psychiatrie ? Jean-Philipe Lang
L'hépatite C, maladie transmissible mais curable, est devenue une cause majeure de décès chez les
patients VIH positif. Elle est également une cause croissante de décès parmi les patients souffrant
de troubles psychiatriques et addictifs. L'ouvrage dresse un panorama exhaustif de la situation
actuelle, des troubles neuropsychiatriques associés au VIH,
des implications des conduites addictives
sur les deux pathologies, des possibilités et préconisations de prise en charge thérapeutique et du
rôle à jouer par la psychiatrie et par l'ensemble des structures médicosociales pour sensibiliser la
communauté médicale française aux enjeux en présence.
Reflet des conférences tenues lors du
Congrès de psychiatrie et de neurologie de langue française d'Aix-en-Provence, en juin 2009,
l'ouvrage s'adresse aux psychiatres, psychologues, médecins somaticiens et aux praticiens et soignants
intervenant auprès de patients VIH positif, atteints d'hépatite C, ou souffrant de troubles addictifs
ou psychiatriques
> http://www.elsevier-masson.fr/livres-psychiatrie-vih-et-hepatite-c-p-5840.html
Stigmatisation en psychiatrie et en santé mentale Jean-Yves Giordana
La stigmatisation dans le champ de la psychiatrie et de la santé mentale repose, à la fois, sur la méconnaissance, l’ignorance des principaux aspects des maladies psychiques et sur une forme de construction sociale au sujet des troubles psychiques qui prend appui sur l’identification, chez une personne, d’une marque distinctive à laquelle est attribué un caractère socialement honteux, en même temps qu’elle confère à la personne une identité sociale.
Des croyances d’ordre culturel, dont les médias font écho, génèrent la peur de ces maladies pour le groupe social avec, en corollaire, un fort sentiment de dévalorisation pour ceux qui en sont atteints. Ils peuvent devenir la cible d’attitudes négatives, les préjugés à l’encontre des malades psychiques faisant référence à des notions de violence, de dangerosité, d’inadaptation, d’incurabilité, d’absence de motivation, voire de paresse. La stigmatisation peut engendrer la discrimination et le déni des droits légitimes, et constitue un obstacle majeur à leur réinsertion et à leur accès aux soins. Ainsi se perpétue un cercle vicieux qui alimente la souffrance et isole davantage les personnes malades, sans parler des effets délétères sur les relations familiales et sociales, sur l’emploi, le logement, l’insertion sociale, l’estime de soi, la confiance en soi.
Comment faire évoluer la perception du grand public ? Des actions d’information, de sensibilisation et d’éducation doivent être renouvelées auprès des élus, des décideurs, des prestataires de service, sans oublier les médias, qui ont un grand pouvoir de renforcer ou de minimiser le phénomène d’exclusion. Cette lutte doit adopter des approches multisectorielles en y associant le monde scolaire, le système pénal ou juridique, le pôle emploi, les services de logement ou encore l’aide sociale afin d’améliorer l’humanité des rapports avec les usagers des services de santé mentale et renforcer la protection de leurs droits fondamentaux.
> http://www.elsevier-masson.fr/livres-psychiatrie-vih-et-hepatite-c-p-5840.html
La prise en charge des états réputés dangereux
Marie-Noëlle Vacheron-Trystram, Françoise Cornic, Raphaël Gourevitch
Violence, dangerosité et maladie mentale sont souvent associées dans l’imaginaire collectif, d’autant que nous sommes très régulièrement confrontés à des faits-divers criminels particulièrement horribles dont certains commis par des malades mentaux. Cette dangerosité a toujours fait l’objet de réflexions tant de la part des psychiatres que de la part des pouvoirs publics comme en témoignent les différentes définitions du concept, son évolution au cours du temps, et les législations successives qui ont organisé les soins. Actuellement nous assistons à des positions plus sécuritaires et inquiétantes, probablement liées en partie à l’accroissement de l’incertitude, des crises économiques et du sentiment de menace, tant en France qu’à l’étranger. La psychiatrie pour garder sa vocation soignante et accompagnante auprès du patient souffrant de trouble psychique, doit être compétente dans l’évaluation, et la prise en charge de l’état dangereux.
Ce rapport rappelle les principales études épidémiologiques concernant le lien entre violence et trouble mental, et aborde la violence en fonction de la clinique. Il fait le point sur les principaux facteurs de risque de dangerosité, et les outils d’évaluation du risque de violence. Enfin, il expose le cadre thérapeutique et les perspectives de soins des états réputés dangereux.
> http://www.elsevier-masson.fr/livres-psychiatrie-vih-et-hepatite-c-p-5840.html
L’association du CPNLF a pour tradition la réalisation de rapports thématiques depuis plusieurs décennies.
Ces rapports sont considérés comme des référentiels auprès des pouvoirs publics et de la communauté scientifique;
Ce sont des ouvrages de référence, rédigés par un ou des experts reconnus dans leur domaine,
publiés chez
les éditions Elsevier Masson.
Ils sont sélectionnés par le conseil d’administration du CPNLF après avis du comité scientifique.
Le rapport fait l’objet d’une présentation lors d’une séance spécifique dans le cadre du congrès
annuel du CPNLF
de l’année suivante.
Trois grandes orientations se dégagent pour le choix des thèmes :
- la clinique psychiatrique
- la thérapeutique et la législation encadrant l’exercice psychiatrique
- les grandes questions ou les grands thèmes dans lesquels la Psychiatrie est partie prenante :
l’Ethnologie,
la Sociologie,l’Economie de la Santé, l’Organisation des soins, l’Anthropologie